Trois questions plus une avec… Chloé Bourne. Responsable de communication du spectacle « La vérité » de Florian Zeller par la Compagnie de l’Aulofée

Interview 2019 :

Chloé Bourne, responsable de communication du spectacle « La vérité » de Florian Zeller par la Compagnie de l’Aulofée

Chloé, tu as fait toute la communication du projet « La vérité » de Florian Zeller par la Compagnie de l’Aulofée, présente-toi et dis-nous comment tu es arrivée sur le projet ?

Je termine actuellement mon DUT GACO Arts à l’IUT Lyon 3 et je me prépare à rentrer en Licence Professionnelle Administration et Management Public à Annecy. Je pratique le dessin et la peinture depuis l’âge de cinq ans, et je ne me suis jamais arrêtée depuis ! Aujourd’hui, je poursuis cette pratique aux Pratiques Artistiques Amateurs aux Beaux-Arts de Lyon dans le cadre de ce DUT qui nous permet d’effectuer 10h de pratiques artistiques par semaine. Voyant le monde se digitaliser, je me suis vite intéressée au graphisme. J’ai effectué un stage en communication en première année de DUT, au CCO de Villeurbanne et ça a été le déclic ! On m’a offert une tablette graphique et c’était parti : je dessinais et je créais des supports digitaux et de communication pendant tous mes stages. Je me suis créé un univers et style artistique qui me correspondent. J’ai appris petit à petit les techniques et les plans de communication, d’abord au Théâtre l’Improvidence, puis au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes.
Et puis un beau jour, Angelina, la fille de Véronique Roussel et bonne camarade de classe, m’a proposé de rejoindre la compagnie du Théâtre de l’Aulofée avec Clotilde Buttard. Elle savait que la communication et moi-même ne faisions qu’un ! Ils avaient besoin de se lancer et j’avais hâte de pouvoir les aider et prendre à présent de plus amples responsabilités !

Avais-tu un « plan de com », du moins un fil conducteur pour organiser ta communication ?

Je ne peux pas dire que j’avais un plan de communication bien défini, car je n’ai jamais communiqué pour le théâtre amateur. Cependant, j’avais déjà mes petites idées, et j’ai appris directement sur le terrain. En effet, j’ai toujours fait de la communication institutionnelle ou visant une cible particulière (touristes, jeunes étudiants). J’ai dû apprendre à construire un plan de communication grâce aux nombreuses requêtes de Véronique Roussel pour L’Ascenseur et de Clotilde Buttard pour La Vérité, en fonction des choix artistiques de chacune et des profils types de spectateurs du théâtre amateur.

Parle-nous en détail de ta parfaite maîtrise de l’outil Facebook ?

Je ne peux pas dire que ma maîtrise de Facebook est parfaite, j’apprends et je découvre ses fonctionnalités tous les jours ! Cependant, il faut savoir être régulier et cohérent avec l’image que l’on veut renvoyer de la compagnie. Il ne faut pas être trop imposant ou complétement dans l’ombre, c’est un juste milieu à trouver. Je regarde sans cesse les statistiques et la portée de chaque publication, pour essayer de me situer et comprendre pourquoi cette publication a marché ou non. Il faut savoir jouer avec l’algorithme de Facebook toutes les semaines ! Ainsi, on trouve des solutions pour essayer d’augmenter la portée de la publication sur ce géant de l’internet et promouvoir la page de la compagnie !

Pour conclure, que réponds-tu aux animateurs de troupes qui pour des raisons diverses, résistent à utiliser ce moyen de communication de masse ?

Aujourd’hui, nous sommes dans un monde de plus en plus digitalisé. Avoir une page Facebook permet de donner un peu plus de visibilité en général, et plus particulièrement auprès des jeunes. Car c’est bien un point que j’ai tout de suite remarqué dans le théâtre amateur : où sont les jeunes lycéens, étudiants, actifs ? C’est une génération très connectée et le moyen le plus efficace pour aller les chercher, c’est d’aller sur les lieux où ils se rendent le plus : les réseaux sociaux. Cependant, j’ai constaté que les supports print, le mailing et le bouche-à-oreille fonctionnaient tout aussi bien. Il ne faut surtout pas négliger ces points-là dans un plan de communication et ne pas tout miser sur Facebook.
Par ailleurs, j’ajouterai que Facebook est aussi une plateforme où de plus en plus de personnes d’un certain âge commencent à l’utiliser, à soutenir les petites pages qui débutent, à commenter et féliciter les troupes. Donc il ne faudrait pas exclure cette idée à l’avenir.
Il faut essayer de se lancer et ne pas avoir peur de l’inconnu (ça l’a été au départ pour moi !). Si ça marche, tant mieux ; si ça ne marche pas, tant pis ! Il ne faut pas voir ceci comme un échec mais plutôt comme un apprentissage pour la suite.
Pour finir, je donnerai un conseil managérial : il faut qu’une ou deux personnes soient en charge de la page et non pas plusieurs personnes. On peut vite arriver à une remise en question des missions de chacun et une non-reconnaissance des compétences du.de la chargé.e de communication.

Informations complémentaires :

Pour la page faceook de la compagnie de l’Aulofée, cliquer ici
Interview réalisée par : Gilles Champion, président de la FNCTA URRA
Pour contacter Chloé Bourne : chloe.bourne@outlook.com