Interview croisée. Marie-Claude Yvernel et Maïté Cussey. Week end des nouveaux élus de la FNCTA

Interview croisée :

Marie Claude et Maité vous avez participé pour l’URRA au week end des nouveaux élus de la FNCTA. Pouvez-vous nous dire comment il s’est passé ?

Maïté Cussey :
Nous étions 14 participants et participantes (venant d’Auvergne, de Rhône-Alpes, d’Île-de-France, de Midi-Pyrénées, du Sud-Est, du Centre-Limousin et de l’Est). Marie-Claude et moi représentions l’URRA (Union régionale Rhône-Alpes de la FNCTA). Nous avons été tous très bien accueillis par Patrick Schoenstein, Gilles El Zaim, Marine Cottens, Suzy Dupont et Danielle Pugnale. Nous avons travaillé le samedi après-midi et le dimanche matin dans une ambiance studieuse et stimulante.
Nous avons exploré plusieurs thématiques par demi-groupes : le répertoire des troupes et comment le diversifier, l’égalité femmes-hommes, le fossé générationnel dans les troupes, les relations entre les troupes, les problèmes économiques, les formations….
C’était aussi l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement de la FNCTA et son rapport aux institutions. Nous avons pu partager nos expériences (positives et négatives) et en découvrir plus sur les problématiques d’autres unions régionales.

Marie-Claude Yvernel :
En tant que ex-francilienne, j’ai redécouvert certains pans de la capitale, notamment l’agréable quartier Opéra-Chaussée d’Antin où se trouve le modeste siège de la fédération. Trois membres du bureau fédéral (Patrick Schoenstein, président ; Suzy Dupont, Vice-présidente Action jeunes comédiens ; Danielle Pugnale, Vice-présidente Formation), ainsi que 2 permanents (Gilles El Zaïm, Délégué Général ; Marine Cottens, Chargée de mission communication et action jeunes) nous ont accueillis avec petits gâteaux et boissons.
Nous étions 14 élus de 8 régions, dont 2 postulants référents, à mettre en commun nos expériences et «préoccupations majeures dans notre pratique du théâtre amateur». Nous avions préalablement répondu à un questionnaire, afin d’orienter cette rencontre sur les problèmes que nous rencontrions. Un temps était aussi réservé au fonctionnement de la FNCTA.

Qu’est ce qui vous a le plus intéressé et qu’avez « découvert » ?

Maïté Cussey :
J’ai beaucoup aimé la bienveillance et l’écoute qui ont régné pendant tout ce week-end de travail. J’ai appris plein de choses sur la FNCTA. Je me suis aussi sentie très bien accueillie et j’étais ravie de voir que mon travail sur l’égalité femmes-hommes suscite de l’intérêt. J’ai découvert les propositions des autres unions (je ne connaissais pas du tout le festival de Marseille par exemple ou les activités de l’union Sud-Est). J’étais touchée de voir tous ces gens se vouer au théâtre amateur à travers toute la France.

Marie-Claude Yvernel :
J’ai apprécié la qualité d’écoute bienveillante et les échanges sur le vécu des participants dans leur CD ; l’entraide entre CD limitrophes de 2 régions.
L’intérêt de cette rencontre, outre de connaitre des élus, est le partage d’expériences permettant d’enrichir la boîte à idées, par exemple pour relier les troupes entre elles lors d’une journée du comédien ou d’autres manifestations. J’ai aussi apprécié les informations claires données sur le plan administratif et/ou juridique sur des points soulevés dans le groupe.

Qu’est-ce qui, selon vous, mériterait d’évoluer pour améliorer la fédération ?

Maïté Cussey :
Au cours du week-end, plusieurs d’entre nous ont souligné qu’il était nécessaire d’accueillir des jeunes recrues pour assurer la relève (notamment pour certaines unions plus isolées qui reposent finalement sur un petit nombre de personnes). Encore faut-il accorder de la place à la jeune génération et savoir lui parler ! Nous avons pensé à plusieurs « stratégies » dans ce sens et j’ai l’espoir que ça évolue.
D’autre part, nous avons aussi évoqué la nécessité de faire découvrir un plus large répertoire d’autrices de théâtre (ce sera ma priorité pour la saison à venir !).

Marie-Claude Yvernel :
Il est souhaitable que ces journées se renouvellent plus souvent et l’idéal serait que tous les administrateurs puissent en bénéficier, autant que cela puisse se faire bien sûr, peut-être prévoir un déplacement d’un ou deux responsables sur plusieurs régions.
Un constat : les tentatives d’essaimer auprès des jeunes pour renouveler notre «stock» sont difficiles car font souvent face à l’instabilité et au manque d’engagement dans la durée. Des pistes ont été évoquées.
Pour inciter à la consultation du site de la FNCTA, on peut envisager la création d’un petit fascicule. Il comporterait les valeurs de la FNCTA, son utilité sur le plan national, voire international, ses actions et avancées, ainsi que l’utilité de l’adhésion des troupes et de la licence individuelle. Il permettrait de renforcer les rencontres en laissant une trace écrite non seulement auprès des troupes et de toute personne (ou tout lieu) impliquée dans le théâtre, mais aussi auprès des services culturels, des administrations et des politiques. Comme le dit l’adage «les paroles s’envolent mais les écrits restent».